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Aklavik

Aklavik signifie « lieu du grizzly de la toundra ». C’est là un nom qui convient tout à fait à cette collectivité, car, à cet endroit, lacs et rivières en lacet contrastent avec un sol rocheux. Vu des airs durant l'été, les cours d'eau bleus indigo font ressortir le contraste avec les pins et les rochers couverts de mousse. En hiver, tous ces cours d’eau passent toutefois inaperçus, cachés comme le terrain environnant sous une épaisse couche de neige et de glace. Seuls dominent à l’horizon les imposants                          monts Richardson.

La collectivité d’Aklavik est située à seulement un peu plus de 100 km au sud de la côte arctique, ce qui fait d’elle l’une des localités les plus septentrionales des Territoires du Nord-Ouest. Dans l’année, les températures y varient de -50 °C à 30 °C. On y parle principalement l’anglais mais aussi une langue autochtone appelée le gwich’in.

Les débuts du village remontent aux années 1910-1920. Comme l’endroit était souvent aux prises avec des inondations et que le territoire laissait bien peu de possibilités d’expansion, le gouvernement a un jour décidé qu’il fallait déménager les habitants à Inuvik, une collectivité située à deux heures de route d'Aklavik. Toutefois, bon nombre de résidents d’Aklavik étaient si attachés à leur patelin qu’ils ont refusé de déménager. De nos jours, Aklavik compte environ 600 habitants. Il faut savoir que les déplacements en auto ou en camion entre Aklavik et la collectivité de plus grande taille qu’est Inuvik ne peuvent se faire qu’en hiver, moment de l’année où le delta du fleuve Mackenzie gèle, créant ainsi une étonnante route de glace. Le reste de l’année, on se déplace en avion, ce qui donne l’occasion d’admirer un territoire immense, émaillé de lacs. Cinq jours par semaine, des vols assurent la liaison entre Inuvik et Aklavik. Lorsque le chenal Peel le permet, les hydravions peuvent aussi s’y poser (généralement, de juin à septembre).

Aklavik est un endroit où il fait bon vivre pour ceux et celles qui trouvent toujours à se divertir. Il y a bien sûr une panoplie d’activités sociales tout au long de l’année, mais la vie est encore plus intéressante si vous nourrissez vos centres d’intérêt et que vous pratiquez un ou plusieurs passe-temps durant les longs hivers où le soleil, disons-le, se fait plus discret.

Lorsqu’on arrive à Aklavik, il faut s’attendre à découvrir un petit coin de pays bien sympathique. Bien que le village compte peu d’habitants, on y trouve une piscine intérieure, deux restaurants, une salle communautaire, un gymnase et un magasin nordique. Les rues et les routes, en gravier, accueillent à la fois les véhicules automobiles, les bicyclettes, les véhicules tout-terrain et les motoneiges. Et il n’y pas de feu de circulation! (Le plus près est à Inuvik.) Aklavik est l’endroit idéal pour les globes-trotteurs curieux et désireux de mener un style de vie plutôt zen. Les étés, courts, se prêtent à une foule d’activités de plein air comme la randonnée pédestre, la pêche, le camping et les promenades en bateau. En hiver, ce ne sont pas les activités extérieures qui manquent non plus (raquette, glissade, promenades en motoneige ou en traîneau à chiens), mais rappelez-vous qu’il vous est toujours possible de rester à la maison à lire un bon livre tout en savourant du pain bannock et une boisson chaude.

Les activités traditionnelles sont une part importante de la vie à Aklavik. Bon nombre de villageois comptent d’ailleurs sur leurs talents de chasseur et de pêcheur pour combler leurs besoins. Et beaucoup d’Autochtones s’adonnent à un art ou à de l’artisanat, par exemple la fabrication à la main de mocassins ou de paniers en écorce de bouleau, ou encore des travaux de touffetage et des ouvrages sur toile. Les festivals qui se tiennent à différents moments de l’année, aux Territoires du Nord-Ouest, sont une excellente occasion de se procurer ces œuvres uniques et de bavarder avec les artistes.

Cette collectivité est le théâtre de divers événements pendant l’année : le Mad Trapper Jamboree, la Journée nationale des Autochtones et le Pokiak River Festival. Le premier se tient tous les ans pendant le week-end de Pâques. À cette occasion, les villageois festoient en participant à des courses en traîneau à chiens ou en motoneige, en donnant des festins, en faisant la danse du tambour et en organisant divers jeux.

Aklavik est aussi un lieu associé à l’histoire du trappeur fou de la rivière Rat, car c’est là qu’a été enterré Albert Johnson, alias « le trappeur fou ». En 1931, celui-ci avait forcé la GRC à mener la plus longue chasse à l’homme de l’histoire du Canada (et la première à faire appel à un avion). M. Johnson, qui a pris la fuite dans un milieu inhospitalier (blizzard, toundra et montagnes gelées), a fait courir la GRC pendant 48 jours, parcourant à pied des centaines de kilomètres en milieu hostile avant d’être trouvé et abattu. Il subsiste encore beaucoup de mystère à propos de cette histoire, qui est entrée dans la légende.

Le village d’Aklavik est desservi par un service postal complet et le service Internet haute vitesse; le signal de télévision est transmis par satellite. Nul besoin d’y apporter votre téléphone intelligent, car la téléphonie cellulaire n’est pas disponible à Aklavik. Bien entendu, vous pourrez compter sur le téléphone conventionnel (réseau filaire).

Venez vivre par vous-même l’expérience d’une vie en dehors des grands centres. Découvrez ce qu’est réellement un milieu de vie aux allures familiales. Vous pourrez apprécier pleinement les traditions de la culture nordique, la faune sauvage à votre porte et, aussi, des paysages grandioses de lieux encore intouchés par l’être humain.